Tony Oursler, Galerie du Jeu de Paume

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Tony Oursler à la Galerie du Jeu de Paume

tony oursler

La Galerie du Jeu de Paume nous propose toujours de l’étonnement. Pour qui est curieux c’est toujours un bonheur, être artistiquement étonné quoi de plus confortable ? nos neurones se connectent un peu plus, nous faisons un effort de compréhension, bref nous avons un sentiment fugace d’intelligence. Que du bon comme diraient certains animateurs de télévision….

Le New New-yorkais, Tony Oursler, à la Galerie du Jeu de Paume, nous impose des yeux, plus exactement un œil, tel l’œil du Cyclope. Chaque œil est filmé puis projeté sur des boules de tailles différentes suspendues comme des décorations de Noël. Ces yeux nous observent et nous les observons, s’adressent-ils à nous ? que disent-ils ? que voient-ils ? ces jeux d’interrogations sont tout simplement ludiques, il nous semble même parfois pénétrer au cœur de l’âme qui habite un œil.

La performance aurait pu, aurait dû s’arrêter là mais les commissaires de l’exposition ont souhaité faire dans la rétrospective et nous montrer de vieux travaux ; je dis vieux car les installations montrées déjà lors de la documenta de Kassel de 1997 datent. Les concepts sont rebattus, bien qu’excellents et l’exposition en devient prétentieuse, c’est dommage. Oursler mérite mieux.

A croire que dans ce domaine des installations, des performances il ne faut jamais se retourner mais aller toujours de l’avant vers du neuf, du nouveau. Dans ce domaine la rétrospective devient incongrue et même va à l’encontre même de la dynamique de la performance, ou autrement dit, « est pris qui croyait prendre »… Mais, rien que pour ces effets de boules animées d’yeux inquisiteurs, allez faire un tour du côté des Tuileries.

Beatrice Chassepot, avril 2005

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